Comment sortir d’une SARL en tant qu’associé ?

Comment sortir d’une SARL en tant qu’associé ?

Les conflits entre partenaires font malheureusement partie de la vie d’une entreprise ! Quelles que soient leurs causes et leurs formes, elles conduisent généralement à des décisions désastreuses ou même à une paralysie du fonctionnement de la société. Afin de trouver le résultat le moins douloureux, il est d’abord nécessaire d’éviter le risque de conflits entre partenaires dès la formation de l’entreprise. Si elles sont déjà installées, elles doivent être gérées.

Prévention des conflits entre associés

Déterminer le rôle de chaque associé

La première façon de prévenir les conflits consiste à définir clairement le rôle de chaque partenaire dans le développement de l’entreprise. Bien sûr, cela doit être défini d’un point de vue capitaliste (participation de chacun selon ses contributions…), et d’un point de vue opérationnel (développement commercial, marketing…).

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Par ailleurs, pour les associés qui assument les fonctions de directeur ou de président de la société, il convient de prévoir les conditions opérationnelles, financières et juridiques de leur mandat, ainsi que les causes possibles de leur révocation (sans raison, pour de justes raisons…).

Anticiper l’apparition d’un conflit

Afin d’éviter une situation de blocage ou de graves crises paralysant le fonctionnement de la société et de faciliter la séparation en cas de désaccord, il est important de conclure une convention d’actionnaires et de prévoir diverses clauses spéciales.

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Le pacte des partenaires

Acte juridique extrastatutaire, c’est un accord établi entre les partenaires pour mieux organiser la relation entre eux. Elle permet également d’anticiper un éventuel conflit futur ou de protéger les partenaires minoritaires.

Ainsi, afin que ce pacte corresponde le mieux à la situation des entrepreneurs, il convient de prévoir certaines clauses, qui sont le plus souvent, liées à la sortie des partenaires :

  • La clause d’autorisation pour contrôler l’entrée de tiers au capital
  • La clause de préemption permettant aux actionnaires d’avoir la priorité avec une clause de rachat d’actions au départ d’un membre
  • La clause de disqualification par laquelle les signataires s’engagent à ne pas vendre leurs titres pendant une certaine période

déterminée Elles peuvent également être liées à la propriété des actionnaires :

  • Clause de répartition des bénéfices afin que les partenaires minoritaires reçoivent une rémunération appropriée, comme le font les partenaires majoritaires
  • Droit de souscription afin que les associés minoritaires puissent d’abord souscrire au capital en cas d’augmentation Le droit de rétractation afin
  • qu’un actionnaire puisse se retirer sans tracas si la cohabitation n’est plus possible. Dans ce cas, les conditions de retrait, la valeur des actions rachetées… doivent être préalablement définies.

Résoudre la situation de conflit quand elle est déjà là

Même si des situations potentiellement conflictuelles ont été anticipées, le désaccord peut être inévitable. En l’espèce, il y a le règlement extrajudiciaire des différends (solutions contractuelles) et le règlement judiciaire.

Règlement extrajudiciaire des différends

Cela implique de se référer aux clauses prévues dans les statuts ou dans le contrat de partenariat afin de rétablir une communication normale entre les associés.

Médiation ou conciliation

En effet, les partenaires peuvent être obligés de travailler ensemble et de bonne foi pour trouver un terrain d’entente dans un différend entre partenaires. Ils peuvent également recourir à un médiateur ou à un conciliateur pour trouver une solution de compromis. Dans ce cas, une clause de médiation devrait être fournie.

La clause d’exclusion

Selon ce qui est prévu dans les lois ou le pacte, la clause d’exclusion pour un partenaire qui a commis des actes graves est également possible de soulager un conflit entre partenaires. A ce stade, la procédure doit suivre certaines règles afin d’éviter d’éventuels litiges (transfert d’actions, rachat de participations clause…).

Il convient de noter que le non-respect d’une disposition peut entraîner l’octroi de dommages-intérêts entraînant une situation de blocage ou paralysant le fonctionnement de l’entreprise.

Résolution judiciaire des conflits

Action en cas d’abus de blocage de la majorité ou de la minorité

L’ action en cas d’abus de la majorité ou d’une minorité de blocage s’applique lorsqu’un partenaire majoritaire impose des décisions ou lorsqu’un partenaire minoritaire bloque la prise de décision. Si un tel acte est constaté, le tribunal peut le sanctionner et invalider la décision prise pour arriver à la fin de la crise.

Nomination d’un représentant ad hoc

Les associés peuvent également demander la nomination d’un agent ad hoc pour des affectations spécifiques ou limitées dans leur but. Le président de la cour procédera ainsi à sa nomination et définira son rôle. Un administrateur judiciaire peut également être invité à administrer temporairement l’entreprise en attendant la solution pour sortir de la crise.

Le congédiement de l’agent pour un motif valable

C’ est particulièrement le cas lorsque le partenaire est également le directeur de l’entreprise. Par conséquent, si la direction de l’entreprise crée un différend entre partenaires, il est possible de demander le licenciement du dirigeant pour un motif valable.

La dissolution pour désaccord de la société

La dernière arme pour mettre fin aux conflits entre partenaires est la dissolution pour désaccord de la société. Il est rendu par un juge à la suite d’une constatation de dommages-intérêts créant une paralysie du fonctionnement de l’entreprise.