Un plan de reprise d’activité cloud consiste à héberger chez un prestataire l’environnement de secours qui prend le relais en cas d’indisponibilité du système principal. Les objectifs d’un PRA informatique ne changent pas ; ce sont le modèle économique et le partage des responsabilités qui se déplacent. Opérateur de cloud français, Naitways héberge ces environnements de reprise dans ses datacenters.
À retenir sur le PRA cloud
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- Le cloud supprime l’investissement initial d’un second site, mais crée un coût récurrent.
- Le délai de mise en œuvre se compte en semaines, non en mois.
- Le fournisseur garantit l’infrastructure, pas la reprise applicative.
- La localisation des données et les conditions de sortie se traitent au contrat.
- Un plan non testé n’a aucune valeur, quel que soit l’hébergement.
Ce que le cloud change réellement
Trois choses. Le financement d’abord : l’investissement dans une seconde salle et des serveurs dormants devient un abonnement dimensionné sur les ressources réservées. La charge d’exploitation ensuite : maintenance matérielle, mises à jour d’hyperviseur et supervision de la réplication passent au prestataire. La distance enfin, souvent négligée : deux sites séparés de quelques kilomètres restent exposés au même sinistre régional, contrainte qu’une infrastructure multi-datacenter résout par construction.
Trois niveaux de service à distinguer
La sauvegarde externalisée place une copie des données hors site, sans environnement pour les exécuter : la reprise se compte en jours. La réplication vers un environnement préprovisionné maintient une infrastructure prête à démarrer, avec des données à jour à quelques minutes près : la bascule se compte en heures. Le mode service y ajoute l’orchestration, les tests réguliers et l’engagement contractuel sur le délai. Ces trois niveaux répondent à des seuils RTO et RPO différents, définis en amont par un bilan d’impact sur l’activité.
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Ce que le contrat doit préciser
Un engagement de disponibilité sur l’infrastructure ne couvre ni le redémarrage des applications ni la cohérence des données. Quatre points méritent d’être écrits : le périmètre de ce qui est restauré et par qui, le délai de reprise engagé et la pénalité associée, la fréquence des tests de bascule, et les conditions de réversibilité — format d’export, délai, coût de sortie.
Questions fréquentes
Un PRA cloud coûte-t-il moins cher qu’un double site interne ?
Un PRA cloud est moins coûteux à l’entrée qu’un double site interne, puisqu’il évite l’achat de serveurs et de licences dormants. Sur cinq ans, l’écart se resserre : l’abonnement croît avec le volume de données répliquées et avec le RTO visé.
Faut-il un PRA si les applications sont déjà en SaaS ?
Un PRA reste nécessaire avec des applications en SaaS. L’éditeur garantit la disponibilité de sa plateforme, pas la récupération de données supprimées par erreur ou rendues inaccessibles après la compromission d’un compte : la sauvegarde de ces données incombe au client.
Où les données de secours sont-elles stockées ?
Les données de secours d’un PRA cloud résident dans les datacenters du prestataire, dont la localisation doit figurer au contrat. Un hébergement dans l’Union européenne place leur traitement sous le régime du RGPD ; hors UE, d’autres droits nationaux peuvent s’appliquer.
Sources
- ISO 22301:2019 — systèmes de management de la continuité d’activité (iso.org)
- Règlement (UE) 2023/2854 sur les données, chapitre VI — changement de service de traitement de données (eur-lex.europa.eu)
- CNIL — recommandations relatives à l’usage de l’informatique en nuage (cnil.fr)
