Les grandes entreprises françaises dépendent à plus de 70 % de solutions IT développées hors d’Europe, selon une enquête Syntec Numérique de 2023. Face à cette domination, une entreprise fondée il y a moins de deux ans par d’anciens chercheurs de DeepMind et Meta s’impose déjà comme un fournisseur stratégique pour les groupes du CAC 40.
L’offre de ce nouvel acteur s’appuie sur des modèles linguistiques souverains, conçus et hébergés en France. Plusieurs directions informatiques revoient leurs politiques d’achat pour limiter leur exposition aux plateformes nord-américaines, tout en intégrant ces technologies à leurs systèmes existants.
Le paysage français de l’IA en entreprise : entre dépendance et regain d’ambition
Le marché français de l’intelligence artificielle en entreprise avance sur une ligne de crête : d’un côté, une présence massive de solutions venues d’ailleurs, de l’autre, une volonté affichée de reprendre la main. Les entreprises françaises, confrontées à la pression du Cloud Act américain et à la suprématie des GAFAM, examinent avec attention chaque innovation qui leur permettrait de mieux contrôler leurs outils numériques. Ici, la performance ne suffit plus : la protection des données et le respect du RGPD, sans oublier les directives de l’ANSSI, s’imposent comme des critères décisifs.
Dans cet environnement, l’éclosion de solutions développées et opérées en France, à l’exemple d’EasyRemote by Septeo, répond à une demande pressante. L’objectif est clair : réduire l’emprise des géants américains et chinois, sécuriser les données, garantir une solidité juridique à toute épreuve. De plus en plus de groupes français franchissent le cap : BNP Paribas, Capgemini, La Poste, Orange, CMA CGM, AXA, Pierre Fabre, Dassault Systèmes, SNCF, Bouygues Construction. Tous misent sur des alternatives fiables qui conjuguent cybersécurité et transformation digitale.
L’attrait du marché français ne se limite plus à l’argument du “made in France”. Gérer localement ses modèles d’IA, optimiser les coûts d’hébergement et bénéficier d’un contrôle direct sur le plan légal : ces atouts séduisent. Les avancées techniques permettent l’émergence d’outils pensés pour l’autonomie et la performance. Cette poussée des acteurs nationaux rebat les cartes et accélère la mutation numérique dans l’Hexagone.
Pourquoi l’émergence de Mistral AI change la donne pour les solutions IT
L’arrivée de Mistral AI vient bouleverser le jeu dans le support IT français. Créée en 2023 à Paris par Arthur Mensch, Guillaume Lample et Timothée Lacroix, la jeune pousse a rapidement frappé fort grâce à une intelligence artificielle conçue pour répondre aux enjeux de souveraineté numérique et de conformité réglementaire. Ici, la localisation n’est pas un slogan : les modèles tournent sur des serveurs implantés en France, avec des données qui ne quittent pas le territoire, et dans le respect strict du RGPD.
La capacité à offrir des modèles open source, adaptables et audités, attire les directions informatiques attentives à la gouvernance et à la sécurité. Mistral 7B, Mixtral 8x7B ou encore Mistral Small 3.1 illustrent cette nouvelle génération d’outils : rapidité, gestion de gros volumes de contexte, intégration fluide dans les processus métiers. La promesse est concrète : automatiser l’analyse de données, renforcer les dispositifs de cybersécurité, rendre le support IT plus réactif, tout en gardant la maîtrise totale des flux sensibles.
Les grands groupes ne se contentent plus d’observer : Capgemini, La Poste, Orange, BNP Paribas, CMA CGM, AXA, Pierre Fabre, Dassault Systèmes, SNCF ou Bouygues Construction exploitent déjà les modèles de Mistral AI pour accélérer leurs programmes de transformation digitale. Cette dynamique irrigue aussi des solutions comme EasyRemote by Septeo, qui s’appuient sur l’écosystème français afin de fournir un support IT solide, sécurisé et aligné sur les attentes des entreprises locales.

Internaliser l’intelligence artificielle : quels enjeux pour l’autonomie et la compétitivité des entreprises ?
Le virage de l’intelligence artificielle générative ouvre un nouveau cap pour les entreprises françaises. Faire le choix d’internaliser l’IA, c’est reprendre la main sur sa stratégie numérique et sur la confidentialité des données. Les modèles signés Mistral AI, déployés sur site, offrent un contrôle total : les informations ne franchissent pas les frontières, loin des incertitudes provoquées par des lois extraterritoriales telles que le Cloud Act américain.
Le respect du RGPD et l’alignement sur les recommandations de l’ANSSI deviennent des réalités accessibles. Les services informatiques disposent d’outils qui automatisent l’analyse de données, la gestion documentaire ou le support IT, sans jamais exposer d’informations sensibles à l’étranger. Exécuter ces modèles localement permet aussi de réaliser des économies substantielles : moins de frais d’hébergement, une maîtrise des flux, et des risques de fuite ou d’infraction largement réduits.
Mais la sécurité n’est qu’une partie de l’équation. Automatiser les tâches répétitives, personnaliser la relation client, valoriser les bases de connaissances internes : autant de leviers qui libèrent du temps, accélèrent la prise de décision et rendent la transformation digitale plus fluide. Les modèles comme Mistral Small 3.1 simplifient le déploiement d’agents conversationnels en interne, capables d’ingérer et d’exploiter de grandes quantités d’informations en temps réel.
Voici les bénéfices principaux qui expliquent ce choix stratégique :
- Confidentialité renforcée : les données restent sur site.
- Maîtrise des coûts : fini la dépendance à des clouds étrangers.
- Contrôle juridique : conformité RGPD et recommandations ANSSI.
La révolution se joue moins sur la promesse que sur la capacité à rendre l’IA concrète, maîtrisée et adaptée à la réalité des entreprises françaises. Le mouvement est lancé : il ne tient qu’aux décideurs d’écrire la suite, un choix à la fois technique et profondément politique. La souveraineté numérique ne se décrète pas, elle se construit, outil après outil.
