Comment faire taire un bavard ?

Comment faire taire un bavard ?

Êtes-vous un type bavard ou êtes-vous plus susceptible d’écouter ? Entre deux, lequel est le plus approprié ? L’art de la conversation est appris ! Analysons la question.

Au bureau, comme à la maison, il y a des gens qui parlent constamment et d’autres qui écoutent. Et toi, tu parles trop ou juste quand c’est nécessaire ? Dans un article publié sur Activ’assistante, l’homme de communication Guillaume Villemot identifie le mécanisme de la conversation.

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Le bavard

Il parle continuellement et sans écouter son interlocuteur. Le bavard n’a besoin de personne pour alimenter la conversation. « Et c’est là que réside le danger. Pris dans son élan, il transmettra des informations qu’il n’aurait pas normalement songé à se répandre », explique Guillaume Villemot. Quand deux bavardages se rencontrent, une joute verbale s’engage. Ni l’un ni l’autre n’écoute l’autre, mais cherche la phrase qui frappera l’imagination. De bavard, il y a partout, et même sur les réseaux sociaux.

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Conversation

La conversation est tout à fait le contraire du bavardage puisqu’elle implique tous les participants. La conversation aide à trouver des solutions aux problèmes. Tout le monde n’est pas nécessairement d’accord, mais tout le monde est prêt à écouter et à respecter ce que l’autre a à dire. Cependant, comme l’explique Guillaume Villemot, « une personne peut sortir d’une conversation tout en restant présente. Quand elle pense, par exemple, au sein de son corps que son interlocuteur est nul ou que ses commentaires ne sont pas pertinents. Lors d’un échange en face à face, cette « sortie » se fera sentir dans son attitude. Si, pendant l’échange, elle fait autre chose en même temps, quoi qu’elle dise, elle n’écoute pas vraiment ».

Le côté positif du bavardage

Nous avons à portée de main tous les outils possibles pour entrer dans la conversation : messagers instantanés, réseaux sociaux, téléphones cellulaires… Pourtant, il n’a jamais été aussi difficile de parler. Selon Guillaume Villemot, le problème provient du fait que nous ne parlons pas Assez. Il explique : « Dans un pays du Maghreb, chaque échange commence par un contact convivial. « Bonjour, comment allez-vous ? Et votre femme, vos enfants ? » « Mes enfants n’ont pas dormi cette nuit… » En prenant le temps de nous renseigner sur l’état d’esprit dans lequel se trouve la personne devant nous, nous optimisons la conversation qui suivra. On peut comprendre qu’elle est fatiguée, attentionnée ou très heureuse. Et ça change tout ! »

Le bavardage, bien dosé, fait dans l’écoute et le respect mutuel, aide à arrêter les impressions ou les hypothèses puisque nous savons dans quel état d’esprit est notre interlocuteur. Plutôt que de trouver suspect, il semble lointain, vous comprendrez qu’il est simplement concerné, par exemple, ou plutôt que de penser qu’une situation grave ne l’affecte pas, vous comprendrez que le fait qu’il est nouvellement amoureux le rend rêveur.

Les demandes de renseignements sur quelqu’un avant de traiter un sujet important peuvent gagner beaucoup de temps et cela aide à maintenir le travail relations imprégnées d’une plus grande humanité.

Le silence est or, le mot est argent

« Même si la tentation de s’exprimer, écrite ou orale, immédiatement après une sollicitation est grande, il faut apprendre à s’exprimer au bon moment et avec sagesse », conseille Guillaume Villemot. Il ajoute qu’il est nécessaire de répondre en fonction du degré d’urgence et de l’importance de la demande.

Le spécialiste de la communication conseille également de privilégier les échanges oraux plutôt que par écrit. De plus, si vous êtes occupé, vous n’avez pas à répondre dans l’immédiat, vous pouvez choisir le bon moment pour vous rappeler. Il semblerait que ce genre de silence garantisse de vraies conversations.

Et vous, maîtrisez l’art de la conversation ?